Peintures
4 juillet - 1er septembre 2015

DOMINIQUE FIGARELLA
GUILLAUME PINARD
ROLAND TOPOR
ALUN WILLIAMS
HEIDI WOOD

vue de l'exposition

Dominique Figarella
sans titre, 2009
220 x 300 cm

(c) Alberto Ricci

 

 

Peinture(s)

Pour cette nouvelle exposition, la galerie anne barrault met à l’honneur l’art pictural à travers les œuvres de cinq artistes singuliers. Très différents les uns des autres, il est ici question de confronter leurs œuvres et, par là, différentes conceptions de la peinture.

Dominique Figarella en propose une vision transverse et expérimentale. Pour l’artiste français, trois personnages - le tableau, l’espace où il est exposé et le spectateur - interagissent et créent, par un dialogue silencieux, une expérience artistique. Et le tableau est lui-même construit comme témoin de l’expérimentation, qu’il s’agisse des techniques utilisées ou des matériaux employés.

Les oeuvres de Roland Topor sont quant à elles peu nombreuses et quasiment inconnues. Pourtant, réalisées peu avant sa mort, elles donnent une nouvelle dimension à l’artiste. En effet, il multiplie les références à sa culture d’origine, et son travail ressemble alors à un retour sur l’enfance, en posant la question de savoir pourquoi, fils d’un peintre polonais, il a attendu la fin de sa vie pour se mettre à la peinture.

Guillaume Pinard entretient avec la peinture une relation ambigüe faite de respect et de dérision comme en témoignent les œuvres présentées. L’artiste semble se livrer à une introspection et, par une impression d’instantanéité effervescente de couleurs et de formes, il invite le spectateur à regarder comme l’on cherche un cheminement, une réflexion.

Dans un parcours historique intriguant, Alun Williams joue avec les évocations abstraites et les figures connues de l’Histoire de l’Art. D’une muse de la Renaissance à un hommage à Picabia, de Raphaël au hasard intelligent d’une tâche de peinture, l’artiste met en scène ses compositions pour leur donner une nouvelle forme de puissance et une véritable force évocatoire.

Heidi Wood, enfin, pose son regard sur les zones péri-urbaines, avec une conception pictographique de la peinture. Dépourvues du moindre affect, les figures millimétrées de l’artiste australienne conduisent ainsi à une réflexion sur les banlieues et le phénomène d’exclusion qui se retrouve tant dans ces zones géographiques.

Ces différentes démarches artistiques offrent, avec le même medium, une vision plurielle. Elles permettent également, par la confrontation, de conjuguer les différences et de proposer, non pas une définition, mais le reflet d’une peinture actuelle toujours vivante et créative.