Liv Schulman

œuvres

Liv Schulman
Brown, yellow, white and dead, 2020
Vidéo 4k, mini-série en 4 épisodes
22.10’, 16.59’, 13,29’, 18.49’ min

 



Liv Schulman
Brown, yellow, white and dead, 2020
Vidéo 4k, mini-série en 4 épisodes
22.10’, 16.59’, 13,29’, 18.49’ min

Deux producteurs de films, un artiste et un acteur au chômage réalisent un film d’horreur. Ses
protagonistes sont un groupe de voisins qui se retirent dans le sous-sol de leur immeuble par pur
enthousiasme pour le homebrewing et le Tupperware, où ils donnent vie à un monstre.

Avec son décor en carton et ses costumes faits maison, cette mini-série est elle-même un exemple de
cet esprit d’entreprise bricolé. Dans les réunions de travail et de brainstorming, le fantasme masculin
de la consommation parfaite donne naissance à une sangsue géante qui séduit les femmes et oblige
les hommes à s’interroger sur leur sexualité.

Liv Schulman, 2020

Liv Schulman
Sanguijuela, perro y arcoiris con mesa fantaseada
, 2020
crayons de couleur sur papier
42 x 57,5 cm / 46,5 x 62 cm (encadré)

Liv Schulman
Eurropa, 2021

Vidéo 4K 150min, chaises sciées, barres métalliques, papier artisanal, balles de tennis, uniformes, fer,
écrans et vidéoprojecteurs
vue d’exposition , Crac Alsace (solo), commissariat : Elf Turpin, Altkirch, France 2021.

image © : Aurélien Mole

« L’artiste argentine Liv Schulman est connue pour réaliser des vidéos dont les récits explorent des sujets aussi divers que l’économie, les conditions de création et les processus d’aliénation. Pour l’édition de l’année dernière de steirischer herbst, par exemple, elle a produit Brown, Yellow, White and Dead (2020) – une série vidéo en quatre parties traitant du phénomène du prosommateur. Dans « Eurropa », l’exposition actuelle de Schulman au CRAC Alsace, l’artiste réagit à la situation d’Altkirch, à la frontière de trois pays européens : la France, l’Allemagne et la Suisse.

Pour l’exposition, l’artiste a produit l’installation vidéo in situ Eurropa (2021), qui imagine une Europe fictive après la disparition de l’Union européenne et de l’espace Schengen sans frontières créé en 1995.

Liv Schulman
A Somatic Play,
2019
Vidéo 4k, 29.25′ min

« (…) La discussion de la cave a en fait commencé bien plus tôt en 2019, quand j’ai invité Liv Schulman à participer à l’exposition Le couteau sans lame et dépourvu de manche, au CRAC Alsace. Elle y présentait dans la continuité du Goubernement, A Somatic Play (Une pièce somatique) mettant en scène six douanières apatrides interprétées par une seule et même actrice, performant les frontières à travers diverses questions, comportements et techniques de contrôles. Quelques mois plus tard au printemps 2020, les gouvernements nous assignaient à résidence pour faire face à l’incontrôlable épidémie du nouveau coronavirus qui bondit d’un corps à l’autre. Fin de la libre circulation, fermeture des frontières européennes. Puis rétrécissement maximum de l’espace vital. En France, interdiction de circuler au-delà d’un rayon d’un kilomètre et d’une durée d’une heure. Expérimentation de l’auto-coercition. Tou·te·s douanier·e·s, sans uniforme mais, avec les documents. »

Elfi Turpin, communiqué de presse de l’exposition Eurropa, CRAC Alsace, février 2021.

Dans la ville de Mexico d’aujourd’hui, les frontières n’ont plus lieu d’être et sont éparpillées partout, créant des fissures dans le tissu social et commercial de la ville. Un groupe de six agents de douane interprétés par la même actrice, sont placés sur ces frontières invisibles régulant les flux d’anxiété, d’érotisme, de langues, de commerce formel et informel.

Liv Schulman, 2019.

Liv Schulman
Le Goubernement, 2019
Vidéo 4k, mini-série en 6 épisodes
07.26’, 30.50’, 16.34’, 08.27’, 21.32′, 09.04′ min

Cette fiction en six épisodes imagine le destin et l’oeuvre d’artistes femmes, lesbiennes, queer, trans et non-binaires qui ont vécu à Paris de 1910 à 1980.

 » (…) Le résultat est merveilleusement absurde. Il est d’abord très drôle, une une écriture ciselée dont on attrape au vol les punchlines en parcourant l’exposition. Les g-films y voisinent, sur écrans suspendu ou en salle, dans un espace scénographie cloisonné par des parois de vêtements (ceux qu’arborent les spectateurs) et de sièges envahis de boudinesques excroissances.

Liv Schulman, on s’en rendait compte lors de la dernière édition de prix Fondation Ricard, en septembre, dont elle fut lauréate avec sa précédente série Control, réussit le tour de force de faire rire (et non ricaner) en parlant d’art, de philosophie et de psychanalyse. La plupart de ces traits d’esprit, pourtant, ne sont pas décrochés sans cible. Que la masculinité se soit qu’une « performance dadaïste » (« bites en MDF, bites en polyuréthane, bites en carton recyclé ») et l’avant-garde « le cadeau souvenir d’une belle fête à laquelle on n’est pas invité », le rire se fait le cheval de Troie de ma revendication d’une relecture inclusive de l’histoire.
Liv Schulman apporte pourtant un traitement regardant tout autant vers le passé et la réparation que vers le présent et l’invention.

On connaît, chez les théoriciennes féministes, l’importance de détricoter la chronologie, s’incarnant notamment chez Monique Wittig avec le concept d’« épopée », désignant la circularité du mythe, ou plus récemment, chez Renate Lorenz, dans celui de « drag transemporel ». On évoque moins, cependant, l’approche matérialiste, également centrale au travail de ces deux auteurs, consistant à la détacher de l’assignation biologique (« femme ») pour la trier vers une généalogie de la domination socialement construite.

Dans Le Goubernement, les différents épisodes condensent sept décennies en une même présent. De manière cryptique, une réplique issue d’un monologue logorrhéique en pointe l’idée : « La singularité n’a jamais existé, elle a simplement trouvé une forme imaginaire de réglement en plusieurs fois. Et la chose a avancé par-dessous comme un vibromasseur. Dans les plumeaux des femmes, la semelle de leurs chaussures et les instructions de Tupperware vendus à domicile. »

Pour le formuler plus prosaïquement, Liv Schulman regarde au-delà du storytelling biographique souvent de mise lorsqu’on (re)découvre des artistes oublié.e.s de la modernité. Ce faisant, elle enjambe le pathos de la petite histoire et met directement les pieds dans le plat, débusquant sous les trajectoires personnelles les superstructures économiques, sociales et idéologiques responsables de l’exclusion, celles-là même qui permettent de généraliser et de synthétiser autant de vies en quelques porte-parole ventriloques en route libre – et tentant de l’être tout court, libres. »

Ingrid Luquet-Gad, les Inrockuptibles, septembre 12, 2019.


Liv Schulman
Le Goubernement,
2019
textils, platforme, résine acrylique, câbles, pvc, téléviseurs, projection
vue d’exposition, Villa Vassilieff, Paris 2019

Liv Schulman
Le Goubernement,
2019
installations à six canaux, écrans plats, écouteurs, céramique, textiles, mousse expansive, émail
vue d’exposition, Bemis Center for Contemporary Arts, Omaha, Nebraska, USA 2020

Liv Schulman
Le Goubernement,
2019
installations à six canaux, écrans plats, écouteurs, céramique, textiles, mousse expansive, émail
vue d’exposition, Bemis Center for Contemporary Arts, Omaha, Nebraska, USA 2020

Liv Schulman
Formal Economy,
2018
Performance, 23′ min
Alt_Cph, Copenhague, mai 2018

Liv Schulman
L’Obstruction,
2017
Vidéo 4k, 26.03′ min

Le film L’Obstruction est centré sur un personnage qui se trouve constamment dans des situations de blocage verbal et physique. L’Obstruction traite de l’impossibilité d’une prise de parole publique critique et de l’anxiété qui en découle. La lutte avec le langage et le sens que vit le personnage du film – coincé entre une intention forte et une livraison de marmonnements et de phrases – amène son corps en sueur et son état émotionnel à un point de crise absurde, pointant avec un humour mordant les affects véhiculés par le contexte néolibéral actuel.

Les corps des auditeurs silencieux se joignent à l’écrasante présence désirable et littéralement chaude de la ville. Leurs regards, qu’ils soient apathiques, intenses ou moqueurs (selon notre niveau de paranoïa), ajoutent à la température croissante qui empêche l’orateur de toucher le public et de délivrer ce qu’il appelle un important discours éducatif.

Essayant de trouver un sens, il s’accroche à un discours brisé, naviguant entre des anecdotes sur les conditions de travail des ouvriers et des commentaires sur l’économie, l’offre et la demande, le désir et la politique. Le sexe joue le rôle de métaphore de la perturbation : directement, par la présence inévitable et comique des courbes des monuments, de leurs parties génitales gravées dans la pierre, du mollet surdimensionné d’une copie du tristement célèbre « David » (que le personnage est à deux doigts d’étreindre), mais aussi par les pulsations environnantes de la ville qui parasitent les pensées par l’excitation, les pulsions, les images et le pouvoir.

Céline Kopp, 2017.



Liv Schulman
Control a TV Show : La Resistencia Taxista,
2016
saison III, épisode III, vidéo 4k, 9.27′ min

Control est une série télévisée sur l’art et l’écriture dans laquelle un personnage récurrent, sorte de détective, erre entre les épisodes en tentant d’établir de nouvelles relations de sens. Control est une série de mystère, sur le plus grand mystère de tous : celui qui peut être mené sans objet. À ce jour, Control compte trois saisons complètes. Elle a été tournée à Paris, Buenos Aires, Mar Del Plata, Tel Aviv et Rennes. Elle est diffusée dans des lieux d’art et des télévisions.

Liv Schulman, 2016.


Que Faire ?, 2018
Coproduction : Centre d’art La Galerie de Noisy-le-Sec et Parc Saint léger – Centre d’art contemporain2 couleurs impression Riso, 80 p., 13,6 X 18,2 cm

Dans Que Faire ? un groupe de scénaristes cherche désespérément des idées, ou n’importe quel moyen de sauver leur travail grâce aux émotions et au langage privé. Enfermés dans la « Writer’s Room », à moins qu’il ne s’agisse d’un atelier vide dans les locaux de leur ancien employeur, leur activité s’apparente aussi bien à une séance de brainstorming qu’à une thérapie de groupe ou à une forme innovante de chômage collectif. Écho lointain au célèbre traité politique de Lénine, ce nouveau Que Faire ? s’attèle frontalement à la question du travail dès lors qu’elle se voit associée à l’impératif contemporain de créativité. Le titre retentit avec la force d’un cri de détresse : Que faire (comment créer) quand les corps sont dévalués, réduits à un état de frustration et d’anxiété radicales ? Le texte sonde l’incapacité de savoir quoi faire quand la vie intérieure, principale source du travail productif, est gagnée par la dépression nerveuse ; ce faisant, il explore aussi la nature plastique du langage et le pouvoir transformateur de la parole.

Que Faire ? est à l’origine une mini – série télévisée écrite et réalisée par Liv Schulman en collaboration avec une équipe d’acteurs amateurs. La version papier de cette série est le fruit d’une collaboration avec la graphiste Roxanne Maillet.

Liv Schulman
Que Faire ? Episode 3 « La Fantasie »
, 2017
Vidéo HD, 33′ min

« Que Faire ? » est une mini-série télévisée en 3 épisodes sur un groupe d’écrivains de télévision souffrant d’un grave blocage de l’écriture. Tourné avec un groupe d’acteurs amateurs locaux, ce projet se concentre sur le pouvoir d’échange de la parole et sa nature transformatrice. Le groupe cherche désespérément des idées, il cherche un moyen de sauver son emploi en utilisant le langage et les émotions privées. Ils suivent une thérapie de groupe, s’enferment dans la chambre de l’écrivain et vivent leur chômage collectif dans un studio vide de l’ancienne compagnie. Dans Que Faire ?, le pouvoir du collectif fonctionne comme une voix psychotique solitaire.

La ville de Noisy-le-Sec où j’ai vécu en tant qu’artiste en résidence devient le terrain de cette fiction et intègre les habitants comme acteurs, l’activité et les lieux municipaux de la ville, rassemblant et réinventant les notions d’inspiration et de créativité au travail.

1-Que Faire Episode 1 “Le Realisme” Video HD 29′ min.

2- Que Faire Episode 2 “La Fantaisie” Video HD 33′ min.

3-Que Faire Episode 3 “Les Dechets” Video HD 47′ min.

Liv Schulman, 2017.

Liv Schulman
Que Faire ?
, 2017
textiles
4 x 7,60 m
installation view : La Galerie, Centre d’Art Contemporain de Noisy-Le-Sec
image © : Pierre Antoine

Liv Schulman s’est appuyée sur les pratiques d’acteurs∙trices amateurs, utilisant différents lieux de la ville de Noisy-le-Sec comme décors des trois épisodes de sa série Que faire ? Elle a déplacé ces personnes dans une fiction dystopique centrée sur le monde du travail et la figure de l’écrivain. Leur parole (tout comme son écriture), saccadée et en flux tendu, énoncée à tour de rôle par des personnages dissonants, met à jour une psychose collective cristallisée autour d’un malaise commun : le manque d’inspiration, l’absence de désir, la remise au placard… “Un pour tous et tous pour un” pourrait être leur devise, mais une devise perdante qui les enfonce dans un marasme collectif sans issue. Ils finiront par se fondre en un seul corps collectif dans l’exposition où un lourd rideau réunit leurs costumes, corps figés, à nouveau empêchés dans leur vague tentative de se mouvoir.

La Galerie, Centre d’Art Contemporain, Noisy-le-Sec 2017.

biographie


Liv Schulman est née en 1985. Elle a grandi à Buenos Aires et vit à Paris.
Après des études à l’École nationale supérieure d’arts de Cergy, elle a été formée à la Goldsmiths
University of London (Royaume-Uni) et au post-diplôme des Beaux-Arts de Lyon.
Son travail a notamment été présenté au CRAC Alsace, Bemis Art Center, Fondation Ricard, à la
Biennale de Rennes (commissariat François Piron), à la Galerie, Centre d’art contemporain, à Noisyle-
Sec (commissariat Vanessa Desclaux & Emilie Renard), et au SixtyEight Art Institute à Copenhague
(«The Obstruction», commissariat Celine Kopp).
En 2019, elle reçoit le prix Ricard qui lui a été décerné à l’occasion de l’exposition «Le Vingtième Prix
de la Fondation d’entreprise Ricard», conçue par Neil Beloufa, et présente une exposition
personnelle à la Villa Vassilieff (commissariat Mélanie Bouteloup et Émilie Bouvard).
Les vidéos de Liv Schulman s’inspirent des séries télé. Assumant les contradictions de différentes
formes de résistance politique et « la frustration de potentiels révolutionnaires bridés », ses
personnages ont « tendance à construire des thèses qui s’autodétruisent et à devenir ce qu’ils ont
l’air de critiquer », dans des monologues à la fois logiques, psychotiques et sarcastiques.


Expositions personnelles

2022

  • Liv Schulman, | Galerie anne barrault – Paris

  • 2021

    MARRÓN, AMARILLO, BLANCO Y MUERTO | Piedras, Buenos Aires

    Eurropa | Commissariat : Elfi Turpin | CRAC Alsace, Altkirch

    2020

    The Goubernment | Commissariat : Sylvie Fortin | Bemis Center for Contemporary Arts, Omaha, USA

    An international subconscious awareness of capitalism | AplusA gallery, Venise

    2019

    A somatic play | Art : Concept Gallery, Paris

    Control a TV Show Season III | Centre Pompidou, Paris

    Le Goubernement | Commissariat : Melanie Bouteloupe et Camille Chenais | Villa Vassilieff, Paris

    Comercio Interior | Laboratorio, Buenos Aires

    2018

    “Los accidentes laborales” | Piedras Gallery, Buenos Aires

    Nuestro propio pordiosero, Performance at Una fuerza Posible | Museo Reina Sofia, Madrid

    Our Private Union. Performance in the frame of the public program Lust For Dust| Tampered Emotions, Marseille

    Formal Economy | Alt_Cph, Copenhague

    2017

    The Night Shift | Zoo Galerie, Nantes

    The Obstruction | Commissariat : Celine Kopp | SixtyEight Art Institute, Copenhagen

    2015

    The Covensky Method IV | Verbo Performance Festival, Vermelho Gallery, Sao Paulo

    Control Season II | Big Sur Gallery, Buenos Aires

    2014

    El Método Covensky III A prehistoric record | Matienzo Art Centre, Buenos Aires

    El Método Covensky I A recess without reconstruction | Museo de Arte Moderno de Buenos Aires

    2013

    Splendour | Museum of Contemporary Energy, Buenos Aires

    Expositions collectives

    2021

    Buffon & Carson (la Suite) | Galerie anne barrault, Paris

    Le juste Prix | Commissariat : Bertrand Dezoteaux | Fondation Pernod-Ricard, Paris

    2020

    Brown Yellow White Dead | Steirischer herbst ’20 : Paranoia TV, Graz

    Tres Palomitas: Socially distanced lesbian cruising pre-warming for the upcoming world we want | Daad Galerie, Berlin

    2019

    Le couteau sans lame et dépourvu de manche | Commissariat : Elfi Turpin | Crac Alsace, Altkirch

    Une journée avec Marie Vassilief | Fondation des artistes (MABA), Nogent sur Marne

    2018

    20ème Prix de la Fondation d’entreprise Ricard | Fondation d’entreprise Ricard, Paris

    The Fatala Momentet | Växjö Konsthall, Sweden

    Perdon por ser Tan Sensual | Feria Ch.a.Co, Santiago de Chile

    Vos désirs sont les nôtres | Commissariat : Celine Kopp & Marie de Gaulejac | La Tour-Panorama,

    Friche Belle de Mai, Marseille

    Democracia en Obra | Centro Cultural Kirschner, Buenos Aires

    The map is the Territory | Bregenz Biennale, Bregenz

    2017

    The Empathy Performance at the Cut the Gap seminar | SMK, Copenhague

    Sans bride, ni mors, ni rênes | Commissariat : Doriane Spiteri | Rennes

    Buenos Aires Young Art Biennale | Centro Cultural Recoleta, Buenos Aires

    Tes Mains Dans Mes Chaussures #3 | Commissariat : Vanessa Desclaux & Emilie Renard

    La Galerie, Noisy-le-Sec

    2016

    Incorporated! Biennale de Rennes | Commissariat : François Piron | Halle de la Courrouze, Rennes

    Bienal del Pensamiento Paralelo | Commissariat : Marcelo Galindo | Buenos Aires

    2015

    La menor Resistencia | Nora Fish Gallery, Buenos Aires

    2014

    Performaton | Commissariat : Javier Villa | Museo de Arte Moderno, Buenos Aires

    2013

    Un Mundo que se Acuerda a Nuestros Deseos | Commissariat : Camila Telléz | Mite Gallery, Buenos Aires

    New Economy | Commissariat : Claudio Iglesias | Alberto Sendrós Gallery, Buenos Aires

    Fundación Vairoletto | Commissariat : Lucrecia Palacios | Faena Art Centre, Buenos Aires

    XIV National Fine Arts Salon of Rosario | Rosario

    Visite Israel- Visite Palestina | Metrónomo Gallery, Buenos Aires

     

    Collections

    Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou
    Centre National des Arts Plastiques, CNAP
    FRAC île de france
    FRAC Lorraine
    Collection Oxenford (Buenos Aires, Argentina)
    Collection départemental d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis

    expositions



    Expositions à venir

    • Liv Schulman,
      Galerie anne barrault – Paris
      2 avril - 15 mai 2022

    Expositions à la galerie